Les hausses successives du prix à la pompe ravivent la crise du carburant et pèsent sur le pouvoir d’achat des salariés. Pour celles et ceux qui doivent prendre leur voiture faute d’alternative, le trajet domicile-travail devient un vrai poste de dépense. Bonne nouvelle : l’employeur dispose de leviers concrets pour aider ses équipes, à commencer par une prime carburant dont le plafond d’exonération a été fortement relevé en 2026, mais aussi le forfait mobilités durables (FMD) et le développement d’alternatives à la voiture individuelle. Autant de réponses qui améliorent la QVCT tout en renforçant l’attractivité de l’entreprise.

La crise du carburant pèse sur le pouvoir d’achat

La hausse du carburant frappe d’abord les salariés dits « gros rouleurs » et les salariés isolés, qui consacrent chaque mois des sommes croissantes à leurs trajets domicile-travail. L’enjeu n’est plus seulement économique ou écologique : il touche directement la qualité de vie et des conditions de travail (QVCT) et, par ricochet, la fidélisation des équipes. Face à cela, employeurs et collaborateurs cherchent des solutions pour limiter la facture, entre dispositifs de prise en charge, mobilité partagée et organisation des déplacements.

Prime carburant : un plafond d’exonération porté à 1 000 € en 2026

La prime carburant permet à l’employeur de prendre en charge, de façon facultative, tout ou partie des frais de carburant (ou de recharge électrique) engagés par le salarié pour ses trajets domicile-travail. C’est aujourd’hui le levier le plus direct face à la crise.

Son plafond d’exonération a été relevé à plusieurs reprises en 2026 : fixé à 300 € en début d’année, porté à 600 €, puis annoncé à 1 000 € par an et par salarié par le gouvernement le 22 septembre 2026 (communiqué de Bercy), à titre exceptionnel et temporaire, pour les primes versées jusqu’au 31 décembre 2026. Dans cette limite, la prime est exonérée d’impôt sur le revenu et de cotisations sociales.

Pour 2026, les conditions d’attribution ont par ailleurs été assouplies :

Attention à ne pas confondre cette prime carburant (versée par l’employeur, facultative) avec l’aide « grands rouleurs » versée directement par l’État, elle aussi renforcée le 22 septembre. Pour le détail des mesures gouvernementales, consultez le communiqué officiel sur les dispositifs de soutien de l’État face à la hausse des carburants.

Le forfait mobilités durables : encourager les alternatives

Complémentaire de la prime carburant, le forfait mobilités durables (FMD) récompense les salariés qui privilégient un mode alternatif à la voiture solo : vélo, VAE, covoiturage (conducteur ou passager), trottinette ou autopartage. Exonéré d’impôt et de cotisations, il peut atteindre 600 € par an et par salarié, ou 900 € en cas de cumul avec la prise en charge d’un abonnement de transports publics.

Le FMD s’inscrit pleinement dans une logique de QVCT et de transition énergétique : il répond au besoin d’économies immédiates tout en réduisant l’empreinte carbone des déplacements. C’est aussi un signal fort de marque employeur.

Développer les alternatives à la voiture individuelle

Au-delà des aides financières, réduire la dépendance à la voiture individuelle est la réponse la plus durable à la crise du carburant. Le covoiturage domicile-travail connaît un fort regain : en mutualisant les trajets, il divise la facture pour chaque participant et renforce la cohésion d’équipe. Le recours à une plateforme de covoiturage entreprise facilite la mise en relation des salariés proches géographiquement, tout en assurant la traçabilité des trajets.

D’autres leviers complètent le dispositif : flottes de vélos à assistance électrique, navettes locales (mutualisées entre entreprises voisines), mobilité partagée et ateliers de sensibilisation. L’ensemble gagne à être orchestré par une application mobilité ou un logiciel de gestion, qui pilote le suivi et fiabilise les remboursements.

Comment Mobeelity vous aide à agir sur les deux tableaux

Avec Mobeelity, vous pouvez combiner les deux approches. D’un côté, la plateforme aide à proposer et animer des alternatives à la voiture individuelle (covoiturage, mobilité partagée, modes doux) pour réduire durablement la consommation de carburant de vos équipes. De l’autre, elle permet de mettre en place la prime carburant, jusqu’à 1 000 € par an et par salarié exonérés de charges et d’impôt (nouveau plafond exceptionnel 2026), en paramétrant librement les conditions d’attribution souhaitées par l’entreprise : montant, périmètre de bénéficiaires, justificatifs et articulation avec les autres dispositifs. Une même solution pour soutenir le pouvoir d’achat à court terme et engager la transition sur le long terme.

Piloter et digitaliser la gestion des aides

Ces dispositifs sont souvent cumulables, à condition d’éviter tout double financement pour une même dépense et de respecter les plafonds d’exonération. Un logiciel de gestion de la mobilité centralise le suivi des primes, automatise la collecte et la dématérialisation des justificatifs, sécurise la conformité URSSAF et fournit des tableaux de bord (dépenses, économies, émissions évitées). De quoi gagner du temps côté RH et offrir une expérience fluide aux salariés.

📝 Dispositif💶 Plafond d’exonération 2026🎯 Cible
Prime carburant1 000 € annoncés (600 € sécurisés à ce jour)Salariés utilisant leur véhicule personnel
Forfait mobilités durables600 € (900 € avec abonnement transports)Vélo, covoiturage, autopartage, EDPM
Prise en charge transports publics50 % de l’abonnement (obligatoire)Salariés abonnés aux transports en commun

Questions fréquentes sur la crise du carburant et les aides employeur

Quel est le montant de la prime carburant en 2026 ?

Le gouvernement a annoncé le 22 septembre 2026 un relèvement exceptionnel du plafond d’exonération de la prime carburant à 1 000 € par an et par salarié, pour les primes versées jusqu’au 31 décembre 2026 (après 300 € puis 600 € plus tôt dans l’année). À la date de rédaction, le texte d’application n’était pas encore paru : le montant juridiquement sécurisé restait 600 €. Cette prime est exonérée d’impôt et de cotisations sociales dans la limite du plafond applicable.

  • ⛽ Prise en charge des frais de carburant ou de recharge
  • 🧾 Versement facultatif, décidé par l’employeur
  • ✅ Presque tous les salariés utilisant leur voiture sont éligibles en 2026

Peut-on cumuler la prime carburant avec le forfait mobilités durables ?

Oui, ces dispositifs sont cumulables, sous réserve de ne pas financer deux fois la même dépense et de respecter les plafonds d’exonération propres à chacun. La prime carburant vise les frais de carburant du véhicule personnel, tandis que le FMD valorise les modes alternatifs (vélo, covoiturage, autopartage).

  • ⛽ Prime carburant : frais de carburant / recharge
  • 🚲 FMD : vélo, covoiturage, mobilités douces
  • 📊 Un logiciel de gestion évite les doublons et sécurise la paie

Qui peut bénéficier de la prime carburant en 2026 ?

Pour 2026, la condition de desserte par les transports en commun est suspendue : presque tous les salariés qui utilisent leur véhicule personnel pour leurs trajets domicile-travail peuvent en bénéficier, sans condition de revenus. En sont exclus les salariés disposant d’un véhicule de fonction dont le carburant est payé par l’employeur et ceux transportés gratuitement par ce dernier. La prime reste facultative et doit être mise en place par l’entreprise.

Quel rôle joue un logiciel de gestion de la mobilité pour l’employeur ?

Un logiciel de gestion de la mobilité centralise le suivi des différentes aides (prime carburant, FMD, abonnement transports), automatise la dématérialisation des justificatifs, sécurise la conformité URSSAF et pilote la politique mobilité via des tableaux de bord. Il fiabilise les processus RH et améliore l’expérience des salariés.

  • 📊 Visualisation des demandes et des versements
  • 🇫🇷 Respect des plafonds et exonérations en vigueur
  • 🔄 Adaptation de la politique mobilité aux besoins réels